Der Jäger vom Chasseral
Zu der Zeit, als die Mönche ihren Glauben ins Val de Travers brachten, um die kriegerischen Burgunder zu bekehren, lebte auf der Montagne de Diesse am Tessenberg eine fromme Witwe.
Ihr Mann, ein burgundischer Feldherr, war im Kampf mit einem Bären ums Leben gekommen. Nun wollte der Sohn den Vater rächen und machte sich auf die Jagd nach dem Bären. Den ganzen Tag war er unterwegs und machte mit seiner Hundemeute die Gegend unsicher. Selbst am Sonntag, wenn die Menschen in der Kirche saßen und dem Wort Gottes lauschten, war er auf der Jagd.
Eines Sonntags, als die Glocken von Tessenberg zum Gottesdienst läuteten, begegnete er einem Mönch. Dieser sprach ihn an: «Lass die Jagd, komm zu uns und finde Ruhe im Gebet!»
Doch der Jüngling wollte nicht hören und rief nur: "Geh mir aus dem Weg, meine Hunde verlieren sonst die Fährte des Bären, du hältst mich nur auf! Dann gab er seinem Pferd die Sporen und ritt davon.
An jenem Sonntag wartete die Mutter nach der Kirche vergeblich auf ihren Sohn, er kehrte nicht mehr von der Jagd zurück. Doch seither hört man immer am Jahrestag seines Verschwindens das unheimliche Heulen einer Hundemeute über dem Tessenberg, manche sehen sie kurz vorbeiziehen, dann ist wieder Stille.
Fassung D. Jaenike, Nach "Le chasseur du Chasseral" aus: Joseph Beuret-Frantz, Sous les vieux toits, Légendes et contes jurassiens. Porrentruy, 1949. Aus dem Französischen übersetzt, und neu gefasst unter Mitwirkung von Michèle M. Salmony Di Stefano © Mutabor Verlag
Le chasseur du Chasseral
À l’époque où les moines apportaient leur foi dans le Val-de-Travers afin de convertir les Burgondes guerriers, une veuve pieuse vivait sur la Montagne de Diesse, au Tessenberg.
Son mari, un chef de guerre bourguignon, avait trouvé la mort dans le combat contre un ours. Son fils voulut venger son père et partit chasser l’ours. Il passait des journées entières à parcourir la région avec sa meute de chiens. Même le dimanche, pendant que les gens du village étaient à l’église pour écouter la parole de Dieu, il continuait de chasser.
Un dimanche, alors que les cloches du Tessenberg sonnaient pour appeler les fidèles à la messe, le chasseurs rencontra un moine. Le père lui dit : « Laisse la chasse, viens vers nous moines et trouve la paix dans la prière ! »
Mais le jeune homme ne voulut rien entendre et s’écria : « Écarte-toi de mon chemin, mes chiens vont perdre la trace de l’ours, tu ne fais que de me retarder ! » Puis il éperonna son cheval et s’éloigna au galop.
Ce dimanche, la mère attendit en vain le retour de son fils après la messe, il ne revint plus jamais. Mais depuis, le jour de l`anniversaire de sa disparition, on entend le hurlement lugubre d’une meute de chiens rôdant au-dessus du Tessenberg. Certains affirment les avoir vus fugitivement, puis le silence retombe.
Fassung D. Jaenike, aus: Joseph Beuret-Frantz, Sous les vieux toits, Légendes et contes jurassiens. Porrentruy, 1949, Rückübersetzung ins Französische: A. Lerch © Mutabor Verlag