Der Glasberg
Einst herrschte auf Schloss Asuel ein Mann, der hatte nur eine einzige Tochter.
Kurz nach ihrer Geburt fand man in ihrer Wiege eine kleine Schlange. Man versuchte sie zu fangen, doch sie war blitzschnell und kehrte jeden Tag wieder in die Wiege zurück. Das Kind freute sich über das kleine Tier, und so liess man die Schlange schliesslich in Ruhe. Bald spielte das Mädchen mit der Schlange, nahm sie überallhin mit und niemand im Schloss wunderte sich mehr über die seltsame Gefährtin.
Je älter das Mädchen wurde, desto grösser wurde die Schlange. Mit der Zeit war sie so gross, dass sie nicht mehr ins Schloss durfte. Sie bekam einen Platz im Wald, und dort besuchte die junge Frau jeden Tag.
Die junge Frau war so hübsch, dass viele Grafensöhne und Prinzen um ihre Hand anhielten. Die jungen Herren von Pleujouse, Montvoie, Ravine, Roche d'Or und sogar von Saint-Ursanne ritten zum Schloss. Aber sie wollte nicht heiraten, sie ging lieber in den Wald zu ihrer Freundin, der Schlange.
Wütend versuchten die jungen Männer die Schlange zu töten, aber es gelang ihnen nicht. Aber auch der Herr von Asuel ärgerte sich darüber, dass seine Tochter alle Männer abwies. In seiner Wut liess er einen Glasberg erbauen und die junge Frau auf die Spitze des Berges bringen. Dann liess er ausrufen: «Wem es gelingt, meine Tochter vom Glasberg zu holen, bekommt sie zur Frau!»
Man kann sich vorstellen, dass die Prinzen und jungen Grafen sofort versuchten, den Glasberg zu erklimmen, aber er war glatt wie Eis, so dass nicht einmal ein Eichhörnchen hätte hinaufklettern können.
Niemand wusste, dass die Schlange jeden Abend auf den Glasberg hinauf kroch, um die junge Frau zu trösten.
Nicht weit vom Glasberg wohnte ein junger Mann. Er war arm und arbeitete als Holzfäller und Jäger. Oft legte er Schlingen aus und schaute am nächsten Tag nach, was er gefangen hatte.
Einmal fand er eine Schlange, die ihm in die Falle gegangen war. Sie blickte ihn mit ihren geheimnisvollen Augen an und sprach: «Lass mich frei und ich will dir sagen, wie du auf den Glasberg kommst und die Grafentochter befreist.»
Der junge Mann löste die Schlingen, und die Schlange sprach: «Geh zum Schloss von Pleujouse und halte dort für den Burgherrn Totenwache. Dann kehre hierher zurück.»
Nach diesen Worten verschwand die Schlange und der junge Mann machte sich auf zum Schloss von Pleujouse.
Währenddessen lag der Herr von Pleujouse im Sterben. Seine drei Söhne sassen bei ihm und lauschten auf seine letzten Worte: «Ich nehme nun Abschied. Wer am längsten bei mir Totenwache hält, soll die alten Holzschuhe bekommen, die unter meinem Bett liegen». Danach schloss er die Augen für immer.
Die drei Söhne sassen noch eine Weile bei dem Verstorbenen, aber schon bald sagte einer nach dem anderen: «Was soll ich hier sitzen wegen eines Paares alter Holzschuhe! Das soll ein anderer tun», und sie verliessen den toten Vater. Da kam ihnen der junge Jäger gerade recht, der bald darauf beim Schloss auftauchte. Sie wiesen ihm den Platz am Totenbett des Vaters und sagten: «Zum Lohn darfst du dir die alten Holzschuhe nehmen, die unter dem Bett liegen.»
So wachte der junge Mann am Bett des Verstorbenen, erhielt am nächsten Tag die alten Holzschuhe, und wanderte zurück zum Wald, wo die Schlange schon auf ihn wartete.
Sie sprach: «Nicht weit von hier liegt meine alte Schlangenhaut. Nimm sie mit dir und geh zum Glasberg. Mit den alten Schuhen wirst du mühelos hinaufgelangen und bald schon zum Herrn von Schloss Asuel werden.»
Der junge Mann bedankte sich bei der Schlange, fand bald die alte Schlangenhaut, nahm sie mit sich und bestieg mit Hilfe der alten Schuhe den Glasberg.
«Wie konntest du hinaufgelangen?», fragte die junge Frau.
Da erzählte ihr der junge Mann alles und zeigte ihr die alte Schlangenhaut. Als die junge Frau das Zeichen ihrer Gefährtin sah, küsste sie den jungen Mann und willigte in die Heirat ein.
Bald wurde Hochzeit gefeiert und später, als der alte Graf starb, wurde der junge Mann zum Schlossherrn von Asuel, genauso, wie es die Schlange vorausgesagt hatte.
Die Schlange aber hat man von diesem Tag an nie wieder gesehen. Manche sagen, jemand habe sie getötet, andere glauben, sie sei ins Reich der Schlangen zurückgekehrt. Die Schlossherrin aber hat ihre Helferin Zeit ihres Lebens nicht vergessen.
Fassung Djamila Jaenike, nach: G. Lovis, J. Surdez, Vieux Contes du Jura, Porrentruy 1991 unter dem Titel «La montagne de verre». Aus dem Französischen übersetzt und neu erzählt unter Mitwirkung von Maggie Rüeger.
La montagne de verre
Il était une fois un homme qui régnait sur le château d'Asuel et qui n'avait qu'une seule fille.
Peu après sa naissance, on trouva une petit couleuvre dans son berceau. On essaya de l'attraper, mais elle était rapide comme l'éclair et revenait chaque jour dans le berceau. L'enfant se réjouissait de la présence du petit animal et on finit par laisser le serpent tranquille. Bientôt, la fillette joua avec la couleuvre, l'emmena partout avec elle et plus personne au château ne s'étonna de cette étrange compagne.
Plus la fillette grandissait, plus la couleuvre devenait grosse. À la longue, elle devint si grande qu'on lui interdit d’entrer dans le château. On lui assigna une place dans la forêt, et c'est là que la jeune femme lui rendait visite chaque jour.
La jeune femme était si belle que de nombreux fils de comtes et princes demandèrent sa main. Les jeunes seigneurs de Pleujouse, Montvoie, Ravine, Roche d'Or et même de Saint-Ursanne se rendirent jusqu'au château. Mais elle ne voulait pas se marier, elle préférait aller dans la forêt rejoindre son amie la couleuvre.
Furieux, les jeunes gens essayèrent de tuer le serpent, mais ils n'y parvinrent pas. Mais le seigneur d'Asuel était lui aussi irrité de voir sa fille rejeter tous les hommes. Dans sa colère, il la bannit dans une montagne de verre au sommet de la montagne. Il fit alors proclamer : « Celui qui parviendra à reprendre ma fille de la montagne de verre l'aura pour épouse ! »
On peut imaginer que les princes et les jeunes comtes tentèrent immédiatement d'escalader la montagne de verre, mais elle était lisse comme de la glace, de sorte que même un écureuil n'aurait pas pu y grimper.
Personne ne savait que la couleuvre montait chaque soir la montagne de verre pour réconforter la jeune femme.
Non loin de la montagne de verre vivait un jeune homme. Il était pauvre et travaillait comme bûcheron et chasseur. Souvent, il posait des collets et regardait le lendemain ce qu'il avait attrapé.
Un jour, il découvra un grand serpent qui était tombé dans le piège. Il le regarda avec ses yeux mystérieux et lui dit : « Libère-moi et je te dirai comment aller sur la montagne de verre et libérer la fille du comte. »
Le jeune homme défit les liens et le serpent dit : « Va au château de Pleujouse et veille le seigneur du château. Puis reviens ici. »
Après ces mots, le serpent disparut et le jeune homme se mit en route pour le château de Pleujouse.
En ce temps-là, le seigneur de Pleujouse était mourant. Ses trois fils étaient assis près de lui et écoutaient ses dernières paroles : « Je vous dis adieu. Celui qui veillera le plus longtemps à mes côtés recevra les vieux sabots qui se trouvent sous mon lit. » Ensuite, il ferma ses yeux pour toujours.
Les trois fils restèrent encore un moment assis auprès du défunt, mais bientôt, l’aîné dit : « Pourquoi devrais-je rester assis ici pour une paire de vieux sabots ? Qu'un autre s'en charge », et ils quittèrent le défunt père, l’un après l’autre. Le jeune chasseur, qui ne tarda pas à se présenter au château, arriva alors au bon moment. Ils lui indiquèrent la place près du lit de mort du père et lui dirent : « En récompense, tu pourras prendre les vieux sabots qui sont sous le lit. »
Le jeune homme veilla donc au chevet du défunt, prit le lendemain les vieux sabots et retourna dans la forêt, où la couleuvre l'attendait déjà.
Il lui dit : « Non loin d'ici se trouve ma vieille peau. Prends-la avec toi et va à la montagne de verre. Avec les vieilles chaussures, tu pourras y monter sans peine et tu deviendras bientôt le maître du château d'Asuel. »
Le jeune homme remercia le serpent, trouva bientôt sa vieille peau, l'emporta avec lui et monta sur la montagne de verre à l'aide des vieux sabots.
La jeune femme ne fut pas mal surprise lorsque le jeune homme entra dans sa prison. « Comment as-tu pu monter ? », demanda-t-elle.
Le jeune homme lui raconta alors tout et lui montra la vieille peau de serpent. Lorsque la jeune femme vit le signe de sa compagne, elle embrassa son libérateur et accepta de l'épouser.
Les noces furent bientôt célébrées et plus tard, lorsque le vieux comte mourut, le jeune homme devint le châtelain d'Asuel, exactement comme le serpent l'avait prédit.
Mais dès ce jour, on n'a plus jamais revu la couleuvre. Certains disent que quelqu'un l'a tué, d'autres pensent qu'il est retourné au royaume des serpents. La châtelaine, elle, n'a jamais oublié son assistante.
Tiré de: G. Lovis, J. Surdez, Vieux Contes du Jura, Porrentruy 1991. Raconté à nouveau avec la participation de Maggie Rüeger
© Mutabor Märchenstiftung, www.maerchenstiftung.ch